{"id":8014,"date":"2024-12-11T14:35:17","date_gmt":"2024-12-11T11:35:17","guid":{"rendered":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/?p=8014"},"modified":"2025-03-17T20:13:59","modified_gmt":"2025-03-17T17:13:59","slug":"la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes\/","title":{"rendered":"La beaut\u00e9 comme prison pour les femmes"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>Corsage<\/strong> de Marie Kreutzer en 2022 n&#8217;est pas un film biographique historique sur Elisabeth, reine d&#8217;Autriche et il ne respecte pas strictement les faits historiques de sa vie. La reine Elizabeth, surnomm\u00e9e Sisi, est connue comme l&#8217;une des ic\u00f4nes de beaut\u00e9 au monde et la c\u00e9l\u00e8bre trilogie Sisi d&#8217;Ernst Marischka, avec Romy Schneider dans le r\u00f4le de la reine, en fait un mod\u00e9le de beaut\u00e9. Mais ce qui a int\u00e9ressant Kreutzer dans la vie de la reine Elizabeth et l&#8217;a pouss\u00e9 \u00e0 en faire un film, c&#8217;est l&#8217;exp\u00e9rience personnelle d&#8217;une femme en position d&#8217;ic\u00f4ne de beaut\u00e9 et l&#8217;analyser les pressions que ces st\u00e9r\u00e9otypes de beaut\u00e9 exercent sur les femmes. En fait, cette fois, au lieu de consid\u00e9rer la reine du point de vue d&#8217;un observateur ext\u00e9rieur et de louer sa beaut\u00e9, Kreutzer montre au point de vue de la reine comment sa beaut\u00e9 est devenue une prison pour elle. Kreutzer commence par examiner les d\u00e9fis individuels auxquels la reine est confront\u00e9e en tant que symbole de beaut\u00e9 et ensuit, interrogele statut des femmes en tant qu&#8217;objets d&#8217;ornement et finalememt, atteint met en lumi\u00e8re le cercle vicieux dans lequel les femmes sont enferm\u00e9es en raison de leur beaut\u00e9 et ainsi montre comment l\u2019identit\u00e9, la position sociale et le r\u00f4le des femmes sont intimement li\u00e9s \u00e0 la question de la beaut\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Le film commence par la sc\u00e8ne des quaranti\u00e9me anniversaire de la reine, lorsque les personnes pr\u00e9sentes dans le palais chantent \u00abVive la reine, qu&#8217;elle soit toujours belle\u00bb et d\u00e8s la premi\u00e8re rencontre avec la reine, comprend imm\u00e9diatement que sa vie est indissociable de sa beaut\u00e9. Quarante ans est un \u00e2ge qui, selon les st\u00e9r\u00e9otypes courants, annonce le d\u00e9clin de la jeunesse des femmes et conduit \u00e0 la crise de la quarantaine et \u00e0 la m\u00e9nopause et qui entra\u00eenent la peur de vieillir et de disparaitre et La reine \u00e9voque \u00e9galement dans son monologue. Susan Sontag souligne \u00e0 juste titre que le vieillissement est plus un jugement social qu&#8217;un \u00e9v\u00e9nement biologique. Selon elle, \u00aben imposant aux femmes un cadre \u00e9troit et rigide, la soci\u00e9t\u00e9 dicte leur fa\u00e7on de ressentir la vieillesse et la jeunesse.\u00bb La reine est \u00e9galement encore jeune, en bonne sant\u00e9 et passionn\u00e9e, et sa mobilit\u00e9 et son dynamisme se manifestent lorsqu&#8217;elle monte \u00e0 cheval ou \u00e0 l&#8217;escrime mais elle est constamment expos\u00e9e au jugement des autres qu&#8217;elle n&#8217;est plus belle et jeune aux yeux des autres. Au tout d\u00e9but du film, l&#8217;un des hommes politiques mentionne dans le journal journal l&#8217;augmentation de poids de la reine et il dit: \u00abLes journaux sont la peste\u00bb. Mais le v\u00e9ritable peste est la mentalit\u00e9 de la soci\u00e9t\u00e9 sur des femmes, qui ne conna\u00eet la valeur des femmes que dans leur beaut\u00e9. De sorte que lorsque la reine souffle d&#8217;un seul souffle ses bougies d&#8217;anniversaire, l&#8217;une des femmes aristocratiques la compare avec admiration \u00e0 une femme de vingt ans.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans une situation o\u00f9 les femmes doivent toujours \u00eatre belles et jeunes, les soins du corps ne sont plus un choix, mais une obligation et elles s\u2019habituent \u00e0 souffrir pour pr\u00e9server leur beaut\u00e9. \u00c9tant donn\u00e9 que le corps des femmes aussi subit des changements au fil du temps, comme tous les \u00eatres vivants, de nombreuses femmes, soumises aux pressions sociales, se sentent oblig\u00e9es d&#8217;adopter des pratiques de beaut\u00e9 souvent intenses. R\u00e9gimes stricts, exercices physiques excessifs, v\u00eatements inconfortables, utilisation intensive de produits cosm\u00e9tiques et recours \u00e0 la chirurgie esth\u00e9tique: autant de moyens mis en \u0153uvre pour tenter de se conformer \u00e0 des id\u00e9aux de beaut\u00e9 souven irr\u00e9alistes. Comme le dit Sontag: \u00abLa passion pour la beaut\u00e9 n\u2019est pas une erreur, mais la contrainte et la lutte pour l\u2019\u00eatre sont une erreur. L\u2019acceptation d\u2019un id\u00e9al de beaut\u00e9 souvent inaccessible conduit les femmes \u00e0 se sentir inf\u00e9rieures \u00e0 ce qu\u2019elles sont ou \u00e0 ce qu\u2019elles deviennent naturellement. Par cons\u00e9quent, l\u2019id\u00e9al de beaut\u00e9 se manifeste souvent sous la forme d\u2019une r\u00e9pression.\u00bb Tout au long de sa vie, la reine s&#8217;abstient de manger des aliments agr\u00e9ables et se contente de quelques fines tranches d&#8217;orange, s&#8217;allonge dans la baignoire pendant de longues minutes et retiens les souffle, porte des corsets serr\u00e9s et douloureux pour maigrir de jour en jour et s\u2019inqui\u00e8te toujours de son poids et de son tour de taille.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"589\" height=\"420\" src=\"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/27.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-8021\" srcset=\"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/27.jpg 589w, https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/27-300x214.jpg 300w, https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/27-100x71.jpg 100w\" sizes=\"auto, (max-width: 589px) 100vw, 589px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>En fait, il ne s\u2019agit pas d\u2019une question de beaut\u00e9. Il est important que les femmes soient belles selon les st\u00e9r\u00e9otypes et le probl\u00e8me avec ces st\u00e9r\u00e9otypes de beaut\u00e9, c\u2019est qu\u2019ils d\u00e9truisent les diff\u00e9rences individuelles et rendent tout le monde pareil et ne permet \u00e0 personne d\u2019\u00eatre consid\u00e9r\u00e9 comme beau tel qu\u2019il est. Avec une telle approche, les femmes sont engag\u00e9es dans une course \u00e9puisante pour devenir plus belles, oblig\u00e9es de rivaliser non seulement entre elles, mais aussi avec elles-m\u00eames. Les femmes se regardent et se demandent si mon corps devient plus mince, ne serai-je pas plus belle? si mes cheveux deviennent plus blonds, ne serai-je pas plus attirant? Si ma taille est plus fine et mes hanches et mes seins plus pro\u00e9minents, ne serai-je pas plus \u00e9rotique? Et ces questions peuvent continuer encore et le besoin d&#8217;\u00eatre plus belle ne finit jamais. Dans son analyse de l&#8217;id\u00e9al de beaut\u00e9, Sontag explique que les femmes divisent leur corps en diff\u00e9rentes parties et \u00e9valuent chaque partie s\u00e9par\u00e9ment et Peu importe \u00e0 quel point un organe correspond \u00e0 un id\u00e9al, un autre peut pr\u00e9senter des d\u00e9fauts, provoquant ainsi anxi\u00e9t\u00e9 et d\u00e9sespoir. C&#8217;est pourquoi elle affrime: \u00abpour une femme, soin de beaut\u00e9 pour une femme n&#8217;est pas seulement un plaisir, mais aussi un devoir.\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p>D&#8217;un point de vue politique, la reine ne joue pas un r\u00f4le majeur dans la gestion du pays et se limite souvent \u00e0 un r\u00f4le de repr\u00e9sentation, incarnant la beaut\u00e9 et la gloire du royaume. Elle n&#8217;est pas une conseill\u00e8re de l&#8217;empereur ni l&#8217;une de ses plus proches collaboratrices. Elle est plut\u00f4t per\u00e7ue comme une figure embl\u00e9matique, une sorte de premi\u00e8re dame, qui accompagne l&#8217;empereur lors des c\u00e9r\u00e9monies officielles et des \u00e9v\u00e9nements diplomatiques. Par cons\u00e9quent, Elle est ainsi tenue de soigner son apparence, arborant des tenues raffin\u00e9es et des accessoires \u00e9l\u00e9gants et doit faire preuve de gr\u00e2ce et de courtoisie en toutes circonstances. Tout au long de sa vie, l&#8217;attention et l&#8217;admiration des autres \u00e9taient dues \u00e0 sa beaut\u00e9. Pour cette raison, maintenant qu\u2019elle est au bord du d\u00e9clin de sa beaut\u00e9 et de sa jeunesse, elle se soucie extr\u00eamement de son corps. Parce que le seul instrument de son pouvoir est sa beaut\u00e9, et qu&#8217;elle est abandonn\u00e9e lorsqu&#8217;elle est perdue. Suntag explique que les efforts d&#8217;une femme pour r\u00e9ussir en politique, en droit, en m\u00e9decine, en entreprise ou dans toute autre position sociale sont influenc\u00e9s par sa beaut\u00e9 et son attrait f\u00e9minins. En fait, dans le syst\u00e8me patriarcal, le devoir le plus important d\u2019une femme est d\u2019\u00eatre belle.<\/p>\n\n\n\n<p>La reine sait que personne ne l&#8217;aime et ne se soucie pas de ce qu&#8217;elle dit ou fait. Seuls ses gestes corporels attirent tout le monde et les gens fascin\u00e9s et hypnotis\u00e9s sont ses idoles. Le m\u00eame \u00abobjet sublime\u00bb qui \u00e9voque l\u2019image id\u00e9ale d\u2019une belle femme. c&#8217;est pourquio, lorsque sa place, sa servante porte ses v\u00eatements, met son voile sur son visage et prend par \u00e0 la c\u00e9r\u00e9monie, personne ne remarque le changement de reine et de servante et m\u00eame la fille de la reine v\u00e9n\u00e8re davantage cette fausse image. parce qu&#8217;elle n&#8217;a les comportements espi\u00e8gles et incoh\u00e9rents de la reine. Dans la sc\u00e8ne o\u00f9 la reine appara\u00eet devant la cam\u00e9ra du jeune inventeur, elle demande si on entend sa voix et l\u2019inventeur r\u00e9pond par la n\u00e9gative. L&#8217;enregistrement de l&#8217;image silencieuse de la reine montre bien sa situation: tout au long de sa vie, son image l&#8217;a supplantant\u00e9e.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"589\" height=\"420\" src=\"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/23.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-8019\" srcset=\"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/23.jpg 589w, https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/23-300x214.jpg 300w, https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/23-100x71.jpg 100w\" sizes=\"auto, (max-width: 589px) 100vw, 589px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Dans le film, la reine ressemble emprisonnee dans ces v\u00eatements ennuyeux, \u00e9voquant une captive priv\u00e9e de libert\u00e9. Pour cette raison, la reine se rend constamment dans les asiles psychiatriques et visite aux femmes malades. La reine regarde la femme prisonni\u00e8re dans son lit et se voit comme elle, captive des carcans de la beaut\u00e9. Son insistance obsessionnelle pour que le corset soit resserr\u00e9 autour de sa taille montre une prisonni\u00e8re qui accueille favorablement de tortures plus s\u00e9v\u00e8res. \u00abCorsage\u00bb, qui est aussi le titre du film, est un corset serr\u00e9 et rigide que les femmes portent autour de la taille et de la poitrine pour que leur corps paraisse de plus en plus mince. Le film montre intelligemment que ces v\u00eatements douloureux ne servent pas seulement \u00e0 imposer des st\u00e9r\u00e9otypes de beaut\u00e9 aux femmes, mais servent \u00e9galement \u00e0 limiter leurs pens\u00e9es, leurs sentiments, leurs choix, leur volont\u00e9 et leurs actions.<\/p>\n\n\n\n<p>En fait, tant que la reine se soumet \u00e0 cette couverture impos\u00e9e, elle ne peut pas vivre comme elle l\u2019entend. Son sentiment de lib\u00e9ration survient au moment o\u00f9 elle enl\u00e8ve ses v\u00eatements et coupe ses cheveux longs. Lorsqu&#8217;elle fume une cigarette a la f\u00eate au palais et en quittant la fete, elle fait un bras d&#8217;honneur pour montrer sa d\u00e9rision \u00e0 tout le monde, c&#8217;est la fin du respect de l&#8217;\u00e9tiquette de beaut\u00e9. Malgr\u00e9 sa r\u00e9bellion contre les canons de beaut\u00e9, la lib\u00e9ration de la reine ne vient pas de l&#8217;effondrement du patriarcat. Quand elle obtient sa libert\u00e9, elle transforme sa servante en une r\u00e9plique d&#8217;elle-m\u00eame pour la faire jouer son r\u00f4le. et d\u00e9sormais, une autre femme\u00e0 la place de la reine est cindamin\u00e9e \u00e0 ne plus manger, \u00e0 porter des v\u00eatements douloureux et \u00e0 s&#8217;inscrire dans le m\u00eame st\u00e9r\u00e9otype de belle femme. Tout comme La reine d\u00e9signe une jeune femme comme ma\u00eetresse de l&#8217;empereur \u00e0 sa place. Ainsi \u00e0 la fin du film, la prison de la beaut\u00e9 ne s\u2019arr\u00eate pas pour les femmes, au contraire, seule la femme emprisonn\u00e9e change. Ce tatouage d&#8217;ancre, grav\u00e9 sur l&#8217;\u00e9paule de la servante pour que son corps ressemble exactement \u00e0 celui de la reine, repr\u00e9sente le stigmate de l&#8217;esclavage sur le corps f\u00e9minin. Et maintenant, une autre femme doit souffrir pour que la reine puisse jouir de sa libert\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p>Cet \u00e9v\u00e9nement important du film peut \u00eatre mieux compris en se r\u00e9f\u00e9rant \u00e0 la phrase brillante de Sontag. Sontag parle de la nature de classe du syst\u00e8me de beaut\u00e9, qui fonctionne avec des codes de genre et explique comment le sentiment de sup\u00e9riorit\u00e9 et d&#8217;inf\u00e9riorit\u00e9, transmis aux femmes \u00e0 travers la hi\u00e9rarchisation de la beaut\u00e9, les pousse \u00e0 s&#8217;engager dans une course \u00e9puisante vers l&#8217;aristocratie de la beaut\u00e9. Elle affirme: \u00abAu sommet de la hi\u00e9rarchie, ce sont les stars qui ont le privil\u00e8ge d\u2019incarner de nouvelles id\u00e9es audacieuses de beaut\u00e9. Apr\u00e8s leur mise en \u0153uvre, une multitude de personnes les suit.\u00bb ainsi La reine ne d\u00e9truit pas les st\u00e9r\u00e9otypes de la beaut\u00e9 en \u00e9chappant \u00e0 son r\u00f4le impos\u00e9, au contraire, elle l&#8217;impose \u00e0 une femme en dessous de lui pour qu&#8217;elle perdure ces st\u00e9r\u00e9otypes. \u00c0 la fin du film, m\u00eame si la reine enl\u00e8ve ses v\u00eatements et sa perruque et saute dans la mer, et elle passe de la capative dans la baignoire \u00e0 la libert\u00e9 dans la mer, il n&#8217;y a aucun sentiment de lib\u00e9ration. Parce que le corps d&#8217;une autre femme est captur\u00e9 dans des v\u00eatements et des perruque \u00e0 sa place. C&#8217;est avec une fin si brillante que le film souligne la poursuite du cercle vicieux des \u00abfemmes captives de beaut\u00e9\u00bb et montre que dans un monde patriarcal, aucune femme ne peut \u00eatre libre.<\/p>\n\n\n\n<p>Source: Sontag. Susan, On women. Edition en anglais. 2023.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p> &#8230; <\/p>\n<div><a href=\"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes\/\" class=\"more-link\">Read More<\/a><\/div>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":8017,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"footnotes":""},"categories":[902,904],"tags":[],"class_list":["post-8014","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-cinema-francais","category-poste-suggeres"],"acf":[],"yoast_head":"<!-- This site is optimized with the Yoast SEO plugin v27.3 - https:\/\/yoast.com\/product\/yoast-seo-wordpress\/ -->\n<title>La beaut\u00e9 comme prison pour les femmes - Cahiers du feminisme<\/title>\n<meta name=\"robots\" content=\"index, follow, max-snippet:-1, max-image-preview:large, max-video-preview:-1\" \/>\n<link rel=\"canonical\" href=\"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes\/\" \/>\n<meta property=\"og:locale\" content=\"en_US\" \/>\n<meta property=\"og:type\" content=\"article\" \/>\n<meta property=\"og:title\" content=\"La beaut\u00e9 comme prison pour les femmes - Cahiers du feminisme\" \/>\n<meta property=\"og:description\" content=\"... Read More\" \/>\n<meta property=\"og:url\" content=\"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes\/\" \/>\n<meta property=\"og:site_name\" content=\"Cahiers du feminisme\" \/>\n<meta property=\"article:published_time\" content=\"2024-12-11T11:35:17+00:00\" \/>\n<meta property=\"article:modified_time\" content=\"2025-03-17T17:13:59+00:00\" \/>\n<meta property=\"og:image\" content=\"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/22.jpg\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:width\" content=\"589\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:height\" content=\"420\" \/>\n\t<meta property=\"og:image:type\" content=\"image\/jpeg\" \/>\n<meta name=\"author\" content=\"nozhat\" \/>\n<meta name=\"twitter:card\" content=\"summary_large_image\" \/>\n<meta name=\"twitter:label1\" content=\"Written by\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data1\" content=\"nozhat\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:label2\" content=\"Est. reading time\" \/>\n\t<meta name=\"twitter:data2\" content=\"9 minutes\" \/>\n<script type=\"application\/ld+json\" class=\"yoast-schema-graph\">{\"@context\":\"https:\\\/\\\/schema.org\",\"@graph\":[{\"@type\":\"Article\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/cahiersdufeminisme.com\\\/fr\\\/la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes\\\/#article\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/cahiersdufeminisme.com\\\/fr\\\/la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes\\\/\"},\"author\":{\"name\":\"nozhat\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/cahiersdufeminisme.com\\\/fr\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/b6999d64f9c8bc2f2f775963c668865a\"},\"headline\":\"La beaut\u00e9 comme prison pour les femmes\",\"datePublished\":\"2024-12-11T11:35:17+00:00\",\"dateModified\":\"2025-03-17T17:13:59+00:00\",\"mainEntityOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/cahiersdufeminisme.com\\\/fr\\\/la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes\\\/\"},\"wordCount\":2115,\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/cahiersdufeminisme.com\\\/fr\\\/la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes\\\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/cahiersdufeminisme.com\\\/fr\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2024\\\/12\\\/22.jpg\",\"articleSection\":[\"Cin\u00e9ma Fran\u00e7ais\",\"Poste Sugg\u00e9r\u00e9s\"],\"inLanguage\":\"en-US\"},{\"@type\":\"WebPage\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/cahiersdufeminisme.com\\\/fr\\\/la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes\\\/\",\"url\":\"https:\\\/\\\/cahiersdufeminisme.com\\\/fr\\\/la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes\\\/\",\"name\":\"La beaut\u00e9 comme prison pour les femmes - Cahiers du feminisme\",\"isPartOf\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/cahiersdufeminisme.com\\\/fr\\\/#website\"},\"primaryImageOfPage\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/cahiersdufeminisme.com\\\/fr\\\/la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes\\\/#primaryimage\"},\"image\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/cahiersdufeminisme.com\\\/fr\\\/la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes\\\/#primaryimage\"},\"thumbnailUrl\":\"https:\\\/\\\/cahiersdufeminisme.com\\\/fr\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2024\\\/12\\\/22.jpg\",\"datePublished\":\"2024-12-11T11:35:17+00:00\",\"dateModified\":\"2025-03-17T17:13:59+00:00\",\"author\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/cahiersdufeminisme.com\\\/fr\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/b6999d64f9c8bc2f2f775963c668865a\"},\"breadcrumb\":{\"@id\":\"https:\\\/\\\/cahiersdufeminisme.com\\\/fr\\\/la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes\\\/#breadcrumb\"},\"inLanguage\":\"en-US\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"ReadAction\",\"target\":[\"https:\\\/\\\/cahiersdufeminisme.com\\\/fr\\\/la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes\\\/\"]}]},{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"en-US\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/cahiersdufeminisme.com\\\/fr\\\/la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes\\\/#primaryimage\",\"url\":\"https:\\\/\\\/cahiersdufeminisme.com\\\/fr\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2024\\\/12\\\/22.jpg\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/cahiersdufeminisme.com\\\/fr\\\/wp-content\\\/uploads\\\/2024\\\/12\\\/22.jpg\",\"width\":589,\"height\":420},{\"@type\":\"BreadcrumbList\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/cahiersdufeminisme.com\\\/fr\\\/la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes\\\/#breadcrumb\",\"itemListElement\":[{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":1,\"name\":\"Accueil\",\"item\":\"https:\\\/\\\/cahiersdufeminisme.com\\\/fr\\\/\"},{\"@type\":\"ListItem\",\"position\":2,\"name\":\"La beaut\u00e9 comme prison pour les femmes\"}]},{\"@type\":\"WebSite\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/cahiersdufeminisme.com\\\/fr\\\/#website\",\"url\":\"https:\\\/\\\/cahiersdufeminisme.com\\\/fr\\\/\",\"name\":\"Cahiers du feminisme\",\"description\":\"\",\"potentialAction\":[{\"@type\":\"SearchAction\",\"target\":{\"@type\":\"EntryPoint\",\"urlTemplate\":\"https:\\\/\\\/cahiersdufeminisme.com\\\/fr\\\/?s={search_term_string}\"},\"query-input\":{\"@type\":\"PropertyValueSpecification\",\"valueRequired\":true,\"valueName\":\"search_term_string\"}}],\"inLanguage\":\"en-US\"},{\"@type\":\"Person\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/cahiersdufeminisme.com\\\/fr\\\/#\\\/schema\\\/person\\\/b6999d64f9c8bc2f2f775963c668865a\",\"name\":\"nozhat\",\"image\":{\"@type\":\"ImageObject\",\"inLanguage\":\"en-US\",\"@id\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/c3e9d833d2071b58655a895cc807e64a36f98bc453dba163b5f54e7c3adbff22?s=96&r=g\",\"url\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/c3e9d833d2071b58655a895cc807e64a36f98bc453dba163b5f54e7c3adbff22?s=96&r=g\",\"contentUrl\":\"https:\\\/\\\/secure.gravatar.com\\\/avatar\\\/c3e9d833d2071b58655a895cc807e64a36f98bc453dba163b5f54e7c3adbff22?s=96&r=g\",\"caption\":\"nozhat\"},\"sameAs\":[\"https:\\\/\\\/cahiersdufeminisme.com\\\/fr\\\/\"],\"url\":\"https:\\\/\\\/cahiersdufeminisme.com\\\/fr\\\/author\\\/nozhat\\\/\"}]}<\/script>\n<!-- \/ Yoast SEO plugin. -->","yoast_head_json":{"title":"La beaut\u00e9 comme prison pour les femmes - Cahiers du feminisme","robots":{"index":"index","follow":"follow","max-snippet":"max-snippet:-1","max-image-preview":"max-image-preview:large","max-video-preview":"max-video-preview:-1"},"canonical":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes\/","og_locale":"en_US","og_type":"article","og_title":"La beaut\u00e9 comme prison pour les femmes - Cahiers du feminisme","og_description":"... Read More","og_url":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes\/","og_site_name":"Cahiers du feminisme","article_published_time":"2024-12-11T11:35:17+00:00","article_modified_time":"2025-03-17T17:13:59+00:00","og_image":[{"width":589,"height":420,"url":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/22.jpg","type":"image\/jpeg"}],"author":"nozhat","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"Written by":"nozhat","Est. reading time":"9 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes\/#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes\/"},"author":{"name":"nozhat","@id":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/#\/schema\/person\/b6999d64f9c8bc2f2f775963c668865a"},"headline":"La beaut\u00e9 comme prison pour les femmes","datePublished":"2024-12-11T11:35:17+00:00","dateModified":"2025-03-17T17:13:59+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes\/"},"wordCount":2115,"image":{"@id":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/22.jpg","articleSection":["Cin\u00e9ma Fran\u00e7ais","Poste Sugg\u00e9r\u00e9s"],"inLanguage":"en-US"},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes\/","url":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes\/","name":"La beaut\u00e9 comme prison pour les femmes - Cahiers du feminisme","isPartOf":{"@id":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/#website"},"primaryImageOfPage":{"@id":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes\/#primaryimage"},"image":{"@id":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes\/#primaryimage"},"thumbnailUrl":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/22.jpg","datePublished":"2024-12-11T11:35:17+00:00","dateModified":"2025-03-17T17:13:59+00:00","author":{"@id":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/#\/schema\/person\/b6999d64f9c8bc2f2f775963c668865a"},"breadcrumb":{"@id":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes\/#breadcrumb"},"inLanguage":"en-US","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes\/"]}]},{"@type":"ImageObject","inLanguage":"en-US","@id":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes\/#primaryimage","url":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/22.jpg","contentUrl":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/22.jpg","width":589,"height":420},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/la-beaute-comme-prison-pour-les-femmes\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Accueil","item":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"La beaut\u00e9 comme prison pour les femmes"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/#website","url":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/","name":"Cahiers du feminisme","description":"","potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/?s={search_term_string}"},"query-input":{"@type":"PropertyValueSpecification","valueRequired":true,"valueName":"search_term_string"}}],"inLanguage":"en-US"},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/#\/schema\/person\/b6999d64f9c8bc2f2f775963c668865a","name":"nozhat","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"en-US","@id":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/c3e9d833d2071b58655a895cc807e64a36f98bc453dba163b5f54e7c3adbff22?s=96&r=g","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/c3e9d833d2071b58655a895cc807e64a36f98bc453dba163b5f54e7c3adbff22?s=96&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/c3e9d833d2071b58655a895cc807e64a36f98bc453dba163b5f54e7c3adbff22?s=96&r=g","caption":"nozhat"},"sameAs":["https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/"],"url":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/author\/nozhat\/"}]}},"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8014","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8014"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8014\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8061,"href":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8014\/revisions\/8061"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8017"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8014"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8014"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/cahiersdufeminisme.com\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8014"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}